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Les sculptures de George Arlook

(voir les oeuvres d’art de George Arlook:  http://www.inuitartzone.com/SearchResults.asp?Search=arlook&Submit=Go )

 

George Arlook est un artiste inuit reconnu originaire d’Arviat, une communauté localisée sur la côte ouest de la Baie d’Hudson, dans la région du Kivalliq au Nunavut. Comme la plupart des artistes inuit, George Arlook a appris à sculpter, alors qu’il n’était qu’un enfant, en observant ses aînés, et il trouva son style personnel au milieu des années 1970. Son art est souvent décrit par les Qallunaat (non-inuit) comme non-traditionnel, abstrait, minimaliste ou naïf; mais il n’en est rien. Bien que ses œuvres soient effectivement distinctes du courant dominant de l’art inuit canadien, elles s’inscrire indubitablement dans la tradition, selon les Inuit. En effet, du point de vue inuit, l’adjectif « traditionnel » désigne des choses et des valeurs profondément ancrées dans le mode de vie ancien des ancêtres et qui restent pertinentes encore aujourd’hui. En ce sens, on peut dire que l’art contemporain inuit est traditionnel.

Les sculptures de George Arlook sont réalisées avec de la pierre noire telle que la serpentine et la stéatite teintée dont il polit la surface, tout en incluant des détails avec des incisions, de l’ivoire ou de l’andouiller de caribou. Il travaille selon les méthodes traditionnelles inuit avec une pratique sculpturale manuelle et des sources d’inspiration puisées dans l’histoire orale. Il aime représenter des animaux comme des ours qui dansent (il les représente plats le plus souvent), des bœufs musqués et des oiseaux, mais aussi des mammifères marins comme des phoques et des morses. Il sculpte également des figures humaines comme des femmes portant leur bébé dans le capuchon de leur amauti (vêtement féminin), des chasseurs ou des chamanes. Parfois, il réunit des personnages ensemble pour former de larges compositions aux formes délicatement incurvée, aux ondulations rythmées. Son sujet privilégié semble être les scènes dites de transformation, liées au chamanisme qui font la renommée de George Arlook sur le marché international de l’art.

Son œuvre sculpturale se caractérise par de larges pièces aux formes incurvées, même s’ils sculptent également aujourd’hui des pièces de petites dimensions. Ses scènes de transformation associées au chamanisme combinent ensemble des êtres humains, des animaux et des esprits pour former une nouvelle entité. La forme obtenue est ainsi souvent constituée par trois parties : une tête sur un buste qui surmonte une base. La plupart du temps, l’artiste représente un large visage circulaire pourvu d’un nez plat, avec des lignes droites représentant la bouche et les yeux. Le buste du personnage apparaît soit allongé soit, au contraire, assez large. Constitué à partir d’éléments d’animaux comme les nageoires d’un phoque, la tête ou les défenses d’un morse, ce corps composite représente les bras du sujet et son vêtement d’hiver avec le capuchon. Sous le buste, la base de la sculpture est presque toujours la partie la plus large de la composition, avec les détails de la couture des vêtements, obtenus par des lignes incisées sur la pierre. Quand on regarde l’ensemble de la composition, le personnage représenté par George Arlook apparaît comme une forme anthropomorphe aux lignes incurvées. Le personnage semble bouger comme s’il dansait, changeant ainsi continuellement d’apparence.

 

Les premières expositions auxquelles prirent part George Arlook furent l’« Eskimo fantastic art », organisée à l’école d’art (School of art) de l’université du Manitoba à Winnipeg en 1972, et l’exposition intitulée « 1974 Inuit Sculpture » organisée à Montréal. Depuis, l’artiste participe à de nombreuses expositions internationales en Allemagne, en Angleterre, en Australie, au Canada, aux États-Unis et en France, notamment. Les œuvres de George Arlook comptent parmi de nombreuses collections muséales comme l’Art gallery of Ontario à Toronto, le Musée canadien des civilisations à Hull, le Musée national des beaux-arts du Canada à Ottawa, le Musée national des beaux-arts de Montréal, la Vancouver art gallery, la Winnipeg art gallery.

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