Inuitartzone.com

Paroles d’artistes

Kanaginak Pootoogook : « Nous aimons conserver notre culture par l’intermédiaire des sculptures et des gravures. Ces œuvres d’art sont d’une grande valeur : elles parlent du passé. » (1) Pitaloosie Saila : « On ne fait pas que dessiner […] on s’exprime. C’est aussi un mode de vie, une partie de la vie. La vie est parfois difficile […] il faut pouvoir s’exprimer. L’art nous permet de le faire en partie. […] Je fais simplement ce que je sais faire le mieux. » (2) Qaumak Mikkigak : « On se sent bien quand on est satisfait  de ses sculptures, surtout quand les gens aiment. Là, on sait qu’on peut faire une bonne sculpture toutes les fois qu’on en commence une. » (3) Kenojuak Ashevak : « J’ai un style de dessin qui n’appartient à personne d’autre qu’à moi. Il est à moi et il m’appartient et les gens peuvent essayer de le copier mais ils n’y parviennent pas. Ce serait difficile d’exprimer comme je désire peu imiter le travail de quelqu’un d’autre. Je n’ai aucun désir au monde de le faire. En même temps, je n’ai pas vraiment envie que mon style, dont j’ai le sentiment qu’il m’appartient, soit imité par n’importe qui d’autre. J’ai le sentiment que c’est juste. Je ne vais pas copier quelqu’un d’autre. » (4) Kananginak Pootoogook  : « Je ne peux jamais commencer à dessiner à moins que je n’aie quelque chose en tête. Je commence à dessiner seulement quand je vois clairement les images dans ma tête. Je n’aime pas vraiment les dessins qui sont trop colorés. Ce que j’aime vraiment, c’est quand les couleurs sont assorties ou sont presque les mêmes – quand les couleurs ressemblent à la réalité. » (5) Taqialuk Nuna : « J’aime beaucoup sculpter quand je ne chasse pas. Je fais de la sculpture depuis une dizaine d’année. J’ai réalisé mes premières pièces quand j’étais un jeune garçon, je devais avoir à peu près huit ans. Je regardais faire mon père, mais je ne sculptais pas beaucoup parce que j’allais à l’école  et que je devais travailler. […] J’ai appris à envisager mon œuvre d’après les formes que je vois dans la pierre […] sans trop penser au résultat final. Quand je sculpte, je m’inspire de la forme qui naît à mesure que je dégrossis la pierre. » (6) Références : (1) Jean Blodgett (éd.), 1991, C’est ainsi que nous faisons à Cape Dorset : trois décennies de gravure inuit, Kleinburg : McMichael Canadian Art Collection, p 115. (2) Odette Leroux (ed.), 1995, Femmes artistes Inuit, Echos de Cape Dorset, Hull : Musée Canadien des Civilisations, p. 27. (3) Ibid., p. 25. (4) Jean Blodgett, 1985, Kenojuak, Toronto : Firefly Books, p. 74-75. (5) Dorset Fine Arts (ed.), 2007, Cape Dorset Print : A retrospective. Fifty Years of Printmaking at the Kinngait Studios, Toronto : Pomegranate, p. 184-185. (6) Department of Indian Affaires and Northern  Development (Canada)/Ministère des Affaires Indiennes du Nord Canadien, 1997, Transitions. Contemporary Canadian Indian and Inuit Art / L’art contemporain des Indiens et des  Inuit du Canada, p.48.
Share this
Older Post Newer Post